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Elections européennes : la désaffection dans les petites communes de France

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Elections européennes : la désaffection dans les petites communes de France

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Si en France la campagne pour les élections européennes ne passionne guère, c’est encore moins le cas dans les petites communes rurales. A La Croix-Avranchin, un village normand d’un peu plus de 500 âmes, le maire croise les doigts pour que le taux de participation soit un peu plus conséquent ce dimanche qu’il y a cinq ans. Le scrutin européen avait alors mobilisé moins d’un quart des électeurs du village.

“Nos administrés trouvent que Bruxelles c’est loin. Non seulement c’est loin par la distance, mais c’est loin aussi par ce qui s’y passe. Je pense qu’il y a un manque de communication”, explique Serge Ameline. Signe de cette désaffection, pas une seule affiche sur les panneaux électoraux… A l‘échelle de la France, les pronostics ne sont pas beaucoup plus reluisants. Moins d’un électeur sur deux a l’intention d’aller voter. Les 18 agriculteurs de la commune, eux, ne laisseront pas passer cette occasion de peser sur les choix faits dans une Europe où près de la moitié du budget finance la politique agricole commune. Ils n’en sont pas moins critiques, et même remontés, à l’image de Pascal Leclerc : “Depuis trop longtemps, les agriculteurs ont beaucoup de choses à dire et c’est resté dans les campagnes, mais c’est en train de mûrir. On voit à l’heure actuelle que c’est prêt à éclater et ce n’est qu’un début je pense. Je vais voter, ce que je ne faisais plus depuis longtemps.” En Normandie, les élections européennes risquent d’autant plus de passer pour un micro-événement qu’elles ont lieu au lendemain de la visite de Barack Obama, pour le 65ème anniversaire du débarquement allié.