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Proche-orient : pas de critique, mais des réserves

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Proche-orient : pas de critique, mais des réserves

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De Gaza, son fief, le Hamas a salué le ton pondéré du discours de Barack Obama qui tranche avec celui de son prédécesseur. Mais les islamistes préviennent qu’ils le jugeront sur ses actes.

Au milieu des ruines, cinq mois après la fin de l’opération militaire israélienne, l’appel américain à reconnaître Israël passe plutôt mal. “ Ce n’est pas dans l’intérêt de Gaza ! s’insurge un habitant de Gaza. Obama nous dit qu’il faut que les Palestiniens et le gouvernement du Hamas reconnaissent l’Etat d’Israel. Mais comment voulez-vous que moi, dont la maison a été détruite par Israël, j’y parvienne ?” La réaction est plus positive en Cisjordanie, où l’Autorité palestinienne se félicite de ce bon début et du pas franchi vers une nouvelle politique américaine. La population, quant à elle, veut donner une chance à Barack Obama, et à travers lui, à la paix. “J’espère que cela sera une bonne nouvelle pour tous les musulmans, dit une femme. Que Dieu fasse qu’Obama soit mieux que son prédécesseur !” Côté israélien, le gouvernement Netanyahu dit partager l’espoir de paix du Président américain mais se dispense de commentaires sur la création d’un Etat palestinien ou encore sur le gel des colonies, prônés par Barack Obama. Pour une résidente de la colonie d’Ofra, Barack Obama est allé trop loin. “ Je ne pense pas qu’il puisse mettre en oeuvre ce qu’il prône, dit-elle, je pense que – tout comme il dit que les gouvernements doivent écouter la volonté de leur peuple – le gouvernement israélien se doit d‘écouter la volonté des Israéliens. Cela doit être sa priorité, et l‘élection qui vient d’avoir lieu a exprimé d’une voix claire la volonté du peuple israélien.” Le gouvernement israélien ne reconnaît pas le droit des Palestiniens à un Etat et se dit favorable à la croissance naturelle des colonies juives dans les territoires palestiniens.