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La campagne en France réveillée tardivement par un échange d'insultes

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La campagne en France réveillée tardivement par un échange d'insultes

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Jusque-là peu passionnée, la campagne pour les européennes s’est enflammée en France. A l’origine de ce sursaut, le duel entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit. Le premier est le leader du parti centriste le MoDem, le second chef de file d’Europe Ecologie, deux formations qui jouent des coudes pour occuper la troisième place au scrutin de dimanche. D’après les derniers sondages, Europe Ecologie aurait l’avantage. Et jeudi soir, en plein débat télévisé, le duel politique a tourné à l‘échange d’insultes, Bayrou accusant le candidat vert de connivence avec le Président Sarkozy :

“Ce genre de jeu devant les citoyens, eh bien, mon pote, je te le dis, jamais tu seras président de la République, parce que t’es trop minable”, s’est exclamé Cohn-Bendit. “Je ne suis pas sûr que vous puissiez, vous, employer le mot ignominie. Je trouve ignoble, moi, d’avoir poussé et justifié des actes à l‘égard des enfants que je ne peux pas accepter”, a attaqué Bayrou. Voilà donc exhumée une fois encore une vieille affaire. L’extrait d’un livre de Daniel Cohn-Bendit où l’ancien leader de mai 68 évoquait la sexualité des enfants. Un affrontement au vitriol que toute la classe politique s’est empressée de commenter. Pour le parti socialiste, un dérapage providentiel au moment où le MoDem menace de grignoter une partie de son électorat. Le parti socialiste qui est crédité d’environ 20% des intentions de vote, derrière l’UMP. Le mouvement de la majorité présidentielle obtiendrait 25%. Si cette avance se confirme, l’UMP pourrait être l’un des rares pouvoirs en place à ne pas être sanctionné par les électeurs européens.