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Sous surveillance, les Libanais élisent leur parlement

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Sous surveillance, les Libanais élisent leur parlement

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Ce sont des élections législatives cruciales et sensibles après quatre ans de turbulences politiques durant lesquels le pays a failli plusieurs fois replonger dans le cauchemar de la guerre civile…

50 000 hommes des forces de sécurité sont mobilisés, de même que 2000 observateurs nationaux et 250 observateurs internationaux pour s’assurer du bon déroulement du scrutin. Parmi eux, le chef de la délégation des observateurs européens, Jose Ignacio Salafranca: “La mission d’observation des élections, envoyée par l’Union européenne, regroupent 100 observateurs. Et nous sommes déployés sur 20% environ des bureaux de vote à travers le pays. Je pense que c’est vraiment suffisant pour avoir une idée de ce qui se passe. Jusqu’ici tout se déroule normalement.” Le paysage politique libanais apparaît plus divisé que jamais. La majorité emmenée par Saad Hariri, fils de l’ancien Premier ministre assassiné, a été qualifiée par ses adversaires de pro-américaine. Elle rassemble en fait le parti sunnite Courant du Futur, les socialistes et deux mouvements chrétiens. L’opposition qui regroupe le Hezbollah d’Hassan Nasrallah, son allié chiite Amal, est accusée de servir les intérêts de l’Iran et de la Syrie. C’est du Courant patriotique libre du chrétien Michel Aoun, partenaire du camp chiite pro-syrien, que l’opposition pourrait obtenir une étroite majorité au parlement. Mais quel que soit le résultat des élections de ce dimanche, le Liban devra trouver une voie de compromis.