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Barroso, l'autre enjeu des européennes

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Barroso, l'autre enjeu des européennes

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José Manuel Barroso, actuel président de la Commission européenne, va t-il rester à son poste pour un deuxième mandat ? Les négociations qui ont commencé hier entre les différents groupes parlementaires européens, et le jeu – complexe – des alliances apporteront sans doute un début de réponse dans les jours qui viennent.
 
En ligne de mire, le sommet des 18 et 19 juin, lors duquel les chefs d‘états européens devraient donner leur position de principe. Un vote au parlement européen pourrait intervenir dès juillet, mais certains états préfèreraient attendre la fin du mandat de l’actuelle commission, soit fin octobre.
 
En tous cas pour l’instant, les conservateurs du Parti populaire européen ont déjà offert la possibilité d’une grande alliance aux libéraux et aux socialistes, car dans l‘état actuel des choses ils restent loin d’une majorité absolue nécessaire à la réélection de Barroso.
 
Nécessaire, oui, mais uniquement si le traité de Lisbonne est ratifié par les trois pays qui hypothèquent encore son avenir, la République Tchèque, la Pologne et l’Irlande. En effet la règle actuelle, celle du Traité de Nice, n’impose qu’une majorité simple et promettrait donc au Portugais d‘être sans difficulté reconduit à la tête de l‘éxécutif européen.
 
La gauche, pour sa part, est divisée sur le dossier Barroso. Si certains chefs d‘état, notamment l’Espagnol Zapatero, le Britannique Brown, et le Portugais Socrates soutiennent le président de la Commission, d’autres leaders politiques lui sont farouchement opposés et lui reprochent son ultra-libéralisme et sa gestion tardive de la crise financière.
 
Daniel Cohn-Bendit, leader de la liste Europe Ecologie, auteur dune percée spectaculaire dans les urnes françaises, a dit être en train de négocier avec les socialistes européens, décidément très convoités, pour monter une coalition anti-Barroso.
 
Mais pour contrer la droite, il faudrait en plus à cette alliance “vert-rose” le soutien des Libéraux… Ce qui est loin, très loin, d‘être acquis. Graham Watson, leur chef de file, semble en effet plus favorable à une alliance avec la droite. Il y a un deal à la clé : le Britannique pourrait alors décrocher le poste de président… du parlement.