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GB: Gordon Brown résiste toujours à la fronde

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GB: Gordon Brown résiste toujours à la fronde

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En Grande-Bretagne, Gordon Brown semble décider à ne pas jeter l‘éponge. Et pourtant, son parti travailliste a encaissé une défaite électorale historique aux européennes. Son gouvernement a enregistré une succession de démissions ces derniers jours. Et les appels redoublent pour exiger son départ. Mais donc, le Premier ministre résiste. Ce lundi, devant un parterre de députés du Labour, il s’est justifié, une nouvelle fois : “quand il y a un problème, dit-il, il ne faut pas fuir, mais y faire face”.

Cet argument n’est plus tenable, estime la secrétaire d’Etat à l’Environnement, Jane Kennedy, qui vient de quitter son poste. “Quand j’ai entendu Gordon Brown dire, la main sur le coeur, qu’il était la bonne personne pour diriger le Parti travailliste, alors je me suis dit que je ne pouvais plus rester dans ce gouvernement”, a-t-elle expliqué. Dopé par ses bons résultats aux européennes, le Parti conservateur redouble ses attaques contre le gouvernement travailliste. Et de réclamer une nouvelle fois des élections anticipées. “On ne peut que constater la faiblesse de notre Premier ministre, et l’inefficacité de ceux qui essaient de le déboulonner”, commente ainsi David Cameron. Le leader des conservateurs ajoute : “c’est une situation incroyable : lui n’est pas capable de remanier son gouvernement, et les dissidents ne sont pas capables de le renverser. C’est comme s’ils effectuaient une sorte de danse funèbre. Mais cela est tellement mauvais pour le pays”. Les critiques formulées par le UK Indépendance (UKIP) contre les travaillistes sont du même acabit. Ce parti souverainiste peut se le permettre car il a obtenu plus de voix que le Labour. “Gordon Brown a essuyé une telle humiliation que j’espère et je crois même que c’est le UKIP qui va donner le coup de grâce”, affirme Nigel Farage, le chef du UKIP. “A mon avis, dit-il, ça va devenir encore plus facile de recueillir, au Parlement, les signatures nécessaires pour se débarasser de lui”. Enfin, l‘émergence de l’extrême-droite contribue à fragiliser un peu plus les travaillistes. Pour la première fois, le Parti national britannique (BNP) aura deux représentants au Parlement européen.