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Téhéran, théâtre de violences post-électorales

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Téhéran, théâtre de violences post-électorales

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La capitale iranienne n’avait pas connu de telles scènes d‘émeutes depuis dix ans, des violences qui font suite à l‘élection présidentielle remportée par Mahmoud Ahmadinejad. Si ses partisans ont fait la fête, en revanche, les supporteurs de son rival Mir Hossein Moussavi, eux, rejettent le verdict des urnes, en criant à la fraude.

Par centaines, peut-être par milliers selon certains témoignages, ces militants pro-Moussavi se sont rassemblés ce samedi en différents points de la capitale Téhéran. Très en colère, ils ont mis le feu à plusieurs véhicules et lancé des pierres en direction de la police. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant. Certaines sources affirment par ailleurs que plusieurs bloggeurs ont été interpellés pour “agitation de l’opinion publique”. Un peu plus tôt dans la journée, l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême iranien, a voulu couper court à toute contestation en qualifiant de “succès massif”, la réélection du président sortant. Et d’appeler les autres candidats à accepter dans le calme le verdict des urnes. Selon le ministère de l’Intérieur, Mahmoud Ahmadinejad aurait recueilli plus de 62% des voix dès le premier tour. L’intéressé, d’ailleurs, s’est exprimé ce samedi soir à la télévision pour affirmer qu’il avait remporté une “grande victoire”, et que les opérations de vote n’avaient souffert d’aucune irrégularités. Un avis que ne partage donc pas l’ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi. Selon les chiffres officiels, il aurait obtenu 33% des suffrages. Hier déjà et ce samedi encore, il a martelé que l‘élection était ternie par des fraudes massives, parlant même de “tour de magie”. Un des deux autres candidats à cette présidentielle, Mehdi Karoubi, a également rejeté les résultats de ce scrutin.