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Barroso, un président de la Commission critiqué mais qui assume son bilan

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Barroso, un président de la Commission critiqué mais qui assume son bilan

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Ce fauteuil de président de la Commission, José Manuel Barroso le pragmatique aura tout mis en oeuvre pour le garder. Certains de ses détracteurs le surnomment le caméléon. Son parcours est, il est vrai, riche de revirements. C’est dans les rangs d’un mouvement maoïste à l‘époque de la révolution des Oeillets que fait ses premières armes celui qui rejoindra six ans plus tard le centre-droit portugais. Le début de l’ascension politique. Il occupe plusieurs postes au gouvernement avant de devenir en 2002 Premier ministre du Portugal, fonction qu’il quitte en 2004, à la surprise générale, pour présider la Commission.

Atlantiste convaincu, il fut l’organisateur du sommet des Açores réunissant George Bush et les dirigeants européens favorables à la guerre en Irak. Une initiative qui lui sera maintes fois reprochée par ses adversaires, lesquels oublient volontiers sa médiation dans le conflit au Timor-Oriental. A l’heure fatidique de sa reconduction, on fustige pêle-mêle son libéralisme, son manque de vision, sa gestion de la crise ou encore sa subordination aux gouvernements. Lui réplique en pointant les contradictions de l’Europe et défend son bilan, en particulier sur la lutte contre le changement climatique.