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Les grands dossiers du sommet européen

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Les grands dossiers du sommet européen

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Eclaircir l’horizon européen. Tel semble être la principale mission du sommet des Vingt-sept qui s’ouvre ce jeudi. L’ordre du jour est dominé par trois dossiers déterminants pour la suite, car ils risquent d’enrayer la machine européenne.

Premier dossier : le Traité de Lisbonne et sa ratification par l’Irlande. Pour justifier un second référendum sur le Traité, après le non de l‘été dernier, Brian Cowen va obtenir des garanties de ses partenaires. Garanties sur l’indépendance fiscale du pays, sur son droit à maintenir l’interdiction de l’avortement, sur la présence d’un Irlandais dans la prochaine Commission européenne, garantie également sur le respect de la neutralité militaire de l’Irlande. Une fois cela inscrit noir sur blanc, le Premier ministre pourra préciser la date du référendum prévu pour l’automne. Deuxième dossier charnière : la candidature de José Manuel Barroso à un second mandat. Le président de la Commission est pour l’instant le seul en lice. Mais il devra se contenter dans un premier temps d’un soutien purement politique. Avant de confirmer sa nomination, les dirigeants veulent attendre de connaître son programme et surtout de jauger le Parlement européen. Troisième dossier : la réforme de la régulation financière. Les Européens souhaitent qu’elle ait lieu dès l’an prochain, avec la création de nouvelles entités. Un Conseil serait chargé de prévenir les risques systémiques, et une autre autorité de surveiller de près les secteurs de la banque, de l’assurance et de la finance. Mais le Royaume-Uni a des réserves, comme l’explique l’analyste Karel Lannoo : “L’une des choses que les Britanniques ne veulent pas et que la Commission pourrait proposer dès ce sommet, c’est la mise en place de cette autorité de supervision européenne, et le fait que le délégué de cette autorité de supervision européenne puisse être amené à trancher sur un sujet pour lequel les délégations nationales ne trouveraient pas un accord.” La crise de la planète finance a amené les pays du G20 à tenter d’accorder leurs violons. Ils doivent se réunir de nouveau fin septembre, aux Etats-Unis.