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Sommet européen : soulagement pour Cowen et Barroso

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Sommet européen : soulagement pour Cowen et Barroso

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Ce sommet européen aura été le sommet du soulagement pour deux hommes : José Manuel Barroso et Brian Cowen. Le Premier peut espérer rester à la tête de la Commission, le second repart avec des assurances pour son électorat. De quoi justifier un autre référendum sur le Traité de Lisbonne en Irlande, probablement début octobre. Ces assurances, aisément consenties par ses partenaires européens, le Premier ministre irlandais les a énoncées :

“Nous avons la garantie de pouvoir garder un commissaire irlandais, nous avons réaffirmé l’importance des droits des travailleurs, de la politique sociale, et nous avons des garanties légales solides sur la fiscalité, la neutralité et les questions étiques. Je pense que nous avons maintenant une base solide pour revenir vers les Irlandais et leur demander à nouveau leur approbation pour que l’Irlande ratifie le Traité, et que l’Europe puisse avancer.” Il y a un an, les Irlandais avaient voté non au nouveau traité européen. Aujourd’hui, un peu plus de la moitié y seraient favorables. Pour mettre toutes les chances de son côté, Brian Cowen a exigé que les garanties soient juridiquement contraignantes. Mais elles n’auront pas à être reprises par chaque Etat membre, ce qui aurait rouvert la boîte de pandore des ratifications, comme l’explique le Premier ministre tchèque Jan Fischer, président en exercice de l’Union : “C’est un texte explicatif, un texte pour clarifier. Je veux réellement souligner cela. C’est un texte qui clarifie mais qui ne change pas un point, pas une virgule au Traité de Lisbonne. Les garanties et la façon dont elles sont adoptées ne conduiront pas à la réouverture du processus de ratification.” Au cours de ce sommet, les Vingt-sept ont aussi mis sur les rails la réforme de la surveillance financière. Des autorités de supervision européennes seront créées dès l’an prochain. Elles auront des pouvoirs sans pour autant empiéter sur les compétences budgétaires des pays. Un point sur lequel le Royaume-Uni a ferraillé.