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Le Conseil de l'Europe recommande une meilleure prise en charge des "déplacés de longue date"

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Le Conseil de l'Europe recommande une meilleure prise en charge des "déplacés de longue date"

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Il y a en Europe aujourd’hui, près de deux millions et demi de personnes qui vivent loin de leur foyer d’origine. On les appelle les “déplacés de longue date” car ils ont fui leur pays il y a de cela plusieurs années. Et depuis, la situation chez eux n’ayant pas forcément bougé, ils sont obligés d’attendre loin de leur pays, souvent dans des conditions de vie très précaires. Ils ne peuvent pas rentrer, et là où ils sont sont, ils ne sont pas intégrés. Cette situation préoccupe le Conseil de l’Europe

“Ces gens vivent juste à côté de nous, commente Tina Acketoft, députée suédoise et membre du comité chargé des migrations et des réfugiés. Ce sont des populations européennes ! Et ces deux millions et demi de personnes qui vivent à l’intérieur de nos frontières devraient pouvoir jouir des mêmes droits que vous et moi : avoir un logement, pouvoir scolariser leurs enfants, pouvoir accéder à des soins médicaux, pouvoir circuler librement et même pouvoir voter.” Le Conseil de l’Europe à Strasbourg a ainsi voté ce jeudi une recommandation pour exiger des Etats membres qu’ils prennent mieux en charge ces déplacés. “Il y a deux zones sensibles en Europe, explique Walter Kälin, spécialiste des déplacés aux nations unies. La première, c’est le sud du Caucase avec la Georgie et l’Azerbaïdjan. L’autre zone, ce sont les Balkans, avec la Serbie, la Bosnie et le Kosovo. Là, nous avons des situations bloquées. Les gens devraient rentrer et ils ne le peuvent pas. Ils devraient pouvoir mener une vie normale. Or, beaucoup d’entre eux sont maintenus dans des abris de fortune en marge de la société.” Dans sa recommandation, le Conseil de l’Europe demande également aux Etats membres qu’ils oeuvrent à la résolution de ces conflits gelés, qui empêchent actuellement le retour des déplacés.