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Ankara tente de relancer son processus d'adhésion à l'Union européenne

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Ankara tente de relancer son processus d'adhésion à l'Union européenne

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Pour donner un nouvel élan à son processus d’entrée dans l’Union européenne, la Turquie a envoyé ce vendredi une importante délégation à Bruxelles. En tête, le chef du gouvernement Recep Tayyip Erdogan, ainsi que les deux ministres impliqués dans les négociations avec les Vingt-sept.

Les discussions d’adhésion sont actuellement au point mort. Plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, ont d’ailleurs affirmé leur opposition de principe à une intégration. Paris et Berlin proposent plutôt un “partenariat renforcé”, ce dont Ankara ne veut pas. “Dans l’Union européenne, il n’y a pas ce type d’association pour un pays candidat”, se justifie le Premier ministre turc. Recep Tayyip Erdogan ajoute : “nous voulons faire partie de l’Union européenne. Pour cela, nous continuons de travailler. En dehors de l’adhésion pleine et entière, il n’y a pas d’autres possibilités”. A la Commission européenne, le discours est plus nuancée, on ne ferme aucune porte mais on insiste sur le fait que la Turquie doit encore faire des efforts politiques et montrer davantage de bonne volonté dans le dossier chypriote. Le gouvernement turc, lui, s’agace de la lenteur du processus et met en avant un argument d’ordre religieux, à savoir : “une adhésion constituerait un signal positif à l’ensemble du monde musulman, qui a le sentiment d‘être mis de côté par l’Occident”. Cet argument est précisement utilisé par les Américains qui appuyent l’entrée d’Ankara dans l’Union européenne.