DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Les électeurs bissau-guinéens se choisissent un président, pour remplacer celui assassiné.

Vous lisez:

Les électeurs bissau-guinéens se choisissent un président, pour remplacer celui assassiné.

Taille du texte Aa Aa

Ancienne colonie portugaise, la Guinée-Bissau est indépendante depuis 1974. Mais elle connaît une forte instabilité politique.

En mars dernier, le chef de l’Etat, Nino Vieira, était tué par des militaires, quelques heures après l’assassinat du chef d‘état-major de l’armée. Personne n’a été poursuivi dans ces deux affaires. Climat d’impunité, et de violence aussi : durant la campagne, un des candidats a trouvé la mort, ainsi qu’un ancien ministre. Ce scrutin présidentiel a été organisé et financé par la communauté internationale, notamment l’Union européenne qui a déployé des observateurs. Ce pays d’Afrique de l’Ouest compte environ 1,7 millions d’habitants. L’immense majorité vit en dessous du seuil de pauvreté. L’espérance de vie ne dépasse pas les cinquante ans. La fragilité de cet Etat en a fait une proie pour les narco-traficants venus d’Amérique du sud. La Guinée-Bissau serait ainsi une des plaques tournante du trafic de drogue vers l’Europe. Cette élection présidentielle vise à stabiliser un peu le pays et ses institutions. Une tâche difficile, selon les observateurs.