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Le Honduras "prêt à la guerre"

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Le Honduras "prêt à la guerre"

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Incendies, barricades et coups de feu dans la capitale du Honduras. A Tégucigalpa, de petits groupes de Honduriens ont bravé l’instauration d’un couvre-feu pour protester contre la destitution de leur président Manuel Zelaya.

Le chef de l’Etat a été arrêté chez lui au saut du lit dimanche matin par des militaires. Quelques heures après, le président du Congrès, Roberto Micheletti, a été désigné par le parlement pour diriger le Honduras. Il a affirmé qu’il n’y avait pas eu de coup d’Etat mais une exécution de décision de justice. Allant à l’encontre de la cour suprême, Manuel Zelaya voulait organiser un référendum pour modifier la constitution afin de briguer un second mandat. Depuis une base aérienne du Costa Rica, où il a été envoyé de force, le président déchu a déclaré que “seuls les Honduriens pouvaient le destituer ou le faire revenir, pas un groupe de gorilles. Ce n’est pas aux militaires de m’enlever le pouvoir moral de représenter le peuple du Honduras,” a-t-il conclu. Depuis le Costa Rica, Manuel Zelaya a ensuite pu rejoindre le sommet de l’ALBA, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, à Managua, où il a reçu le soutien sans faille des présidents du Nicaragua et du Vénézuéla, Daniel Ortega et Hugo Chavez. Le Honduras se retrouve désormais isolé sur la scène inernationale. Mais son président désigné, Micheletti, se dit prêt à la guerre s’il y a ingérence.