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Putsch au Honduras : le couvre-feu décrêté

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Putsch au Honduras : le couvre-feu décrêté

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Le couvre-feu décrêté au Honduras quelques heures après l‘éviction par l’armée du président. Manuel Zelaya a été arrêté chez lui dimanche matin par des militaires qui l’ont ensuite expulsé au Costa Rica. Le Parlement a choisi, dans la foulée, le président du Congrès pour lui succéder à la tête du pays. Roberto Micheletti a légitimé l’opération et rejeté les accusations de coup d’Etat.

“Je veux juste dire que c’est bien une succession constitutionnelle”, a-t-il affirmé. “Et je crois que personne, ni Barack Obama, et encore moins Hugo Chavez n’ont le droit de menacer ce pays”. Les partisans du président déchu ont érigé des barricades dans les rues de la capitale. Manuel Zelaya a été élu en 2005 sous l‘étiquette libérale. Mais il s’est rapproché ces dernières années de la gauche radicale latino-américaine, un changement de cap peu apprécié par l’armée et par la bourgeoisie. “Je suis le président du peuple du Honduras : seul le peuple peut me destituer ou me faire revenir, pas un groupe de gorilles”, s’est-il insurgé. “Ce n’est pas à eux de m’enlever le pouvoir moral de représenter le peuple du Honduras”. Manuel Zelaya voulait organiser ce dimanche un référendum pour modifier la constitution et obtenir le droit de briguer un second mandat. Une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême. C’est donc au nom du respect de la loi que les militaires auraient agi.