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Espagne: La centrale nucléaire de la colère

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Espagne: La centrale nucléaire de la colère

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Santa Maria de Garona devrait rester ouverte jusqu’en 2013. L’installation est pourtant en fin de vie, censée fermer en 2011 après 40 ans de fonctionnement. Le gouvernement de José Luis Zapatero s‘était engagé à fermer toutes les centrales au terme de leur cycle industriel. Il semble donc aujourd’hui avoir opté pour un compromis et s’attend déjà à de fortes réactions. “Le gouvernement va maintenir ce qui est absolument nécessaire par rapport au nucléaire dit-il, ce qui est essentiel, mais surtout parier sur les énergies renouvelables.”

L’avenir de la centrale de Garona: un casse-tête pour le gouvernement et une bataille d’idées. Face à face le mois dernier à Madrid, les 750 salariés de la centrale partisans d’une prolongation jusqu’en 2019 et des militants de Greenpeace qui demandent sa fermeture immédiate. Ils parlent d’une grave erreur. “Ce qui est en jeu, c’est l’avarice de quelques entreprises privées comme Endesa ou Iberdrola qui sont en train de s’enrichir avec une centrale amortie financièrement et qui est dangereuse.” L’aventure du nucléaire espagnol débute en 1965. Aujourd’hui, le parc nucléaire espagnol compte six centrales et huit réacteurs. Il produit 20% de l‘électricité consommée. 40 ans, c’est la durée de vie maximum de ces centrales. Elles sont censées fonctionner jusqu’en 2020. Une vraie contradiction compte tenue de l’engagement vert du gouvernement Zapatero et du positionnement de l’Espagne. Le pays est le deuxième producteur d‘énergie solaire au monde, le troisième pour l‘éolien.