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Le clivage Paris/Stockholm sur la Turquie

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Le clivage Paris/Stockholm sur la Turquie

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La France et la Suède ne sont pas d’accord sur tout et l’assument. Lors de sa visite à Stockholm, la première d’un président français depuis neuf ans, Nicolas Sarkozy a réaffirmé clairement sa position sur la Turquie. Le Premier ministre suédois, qui vient de prendre la présidence tournante de l’Union européenne, veut ouvrir deux nouveaux chapitres de négociations avec Ankara. Pour la France, hostile à une adhésion du pays, ce processus doit mener tout au plus à un partenariat privilégié.

“Je tiens beaucoup au fonctionnement de l’Europe, premier point. Deuxième point, je tiens beaucoup à ce que la Turquie reste un pont entre l’Orient et l’Occident. Troisième point, nous nous sommes mis d’accord avec le Premier ministre suédois sur un langage, chacun respectant les convictions de l’autre. La France ne fera pas opposition à l’ouverture de nouveaux chapitres sous présidence suédoise à la condition que ces chapitres permettent l’association de la Turquie à l’Europe et non pas son intégration”, a déclaré Nicolas Sarkozy. Autre pierre d’achoppement : les finances publiques. Stockholm prône l’austérité. Paris, qui prépare un grand emprunt d’Etat, dit privilégier la sortie de crise. Seule nouvelle, si toutefois c’en est une : la Suède renonce à l’idée d’une réélection de José Manuel Barroso à la tête de la Commission dès ce mois-ci, une bonne partie des eurodéputés s’y opposant.