DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Christian Lacroix tire sa révérence Lagerfeld redéfinit Chanel


Culture

Christian Lacroix tire sa révérence Lagerfeld redéfinit Chanel

Une standing ovation pour saluer le travail d’un maître, Christian Lacroix a présenté sa nouvelle collection automne-hiver à Paris.

La dernière d’un créateur devenu référence. La Maison Lacroix souffre sur le plan économique et ce défilé devait sonner le glas de son génie créatif. C’est un alliage de sobriété, de chic, l’image même du Paris haute couture qu’a choisi Lacroix comme fil directeur de sa collection. Le noir et le marine se sont superposés aux raffinement du Musée des Arts décoratifs. Qui, pour l’occasion, a mis des salles à disposition du créateur arlésien. Pourtant, il semble qu’on soit plus dans la fin d’un chapitre que dans l‘épilogue de l’histoire de Christian Lacroix avec la mode. Le créateur ne voit pas les choses autrement. Le microcosme de la mode a en tout cas répondu à sa révérence. Les coiffeuses ou les maquilleuses se sont mobilisées bénévolement pour son défilé. ‘‘C’est une forme de respect’‘, affirme l’une d’entre elles. ‘‘Je ne peux croire que c’est la fin. Je pense plutôt que c’est le début d’autre chose car je ne peux pas imaginer qu’une maison de couture puisse fermer à Paris, a déclaré Christian Lacroix. Nous avons eu la chance d‘être soutenus, généreusement. Aujourd’hui sans aide rien n’aurait été possible.’‘ Karl Lagerfeld a lui joué ‘‘l‘épuration graphique’‘, selon ses propres mots. Tailleur de Tweed, robes et vestes rallongées dans le dos… Lagerfeld a voulu remettre les pendules à l’heure. Et replacer le curseur de l’image Chanel là où il doit être : au royaume de l‘élégance. Alors que Coco Chanel a trusté les écrans de cinéma français cette année. Une collection identitaire, donc, marquée par le choix du lieu, le Grand Palais, en plein coeur de la capitale française. Et la présence de flacons géants du Numéro 5, le parfum fleuron de la griffe parisienne. ‘‘Je suis un dessinateur de l’art, je suis un artiste. Je créé donc des effets graphiques que j’imagine sur le papier ou dans mon sommeil. Mais je ne suis pas du genre à les analyser ensuite pour en tirer de beaux discours.’‘ Car la tradition n’altère pas l’inventivité. Les robes du soir se font courtes sous le ciseau de Lagerfeld. Rallongées toutefois d’un panneau, marque de fabrique de cette nouvelle collection. Au même titre que des chapeaux cloches transparents, brodés de cristaux dont les voiles cachent tout autant qu’ils suggèrent les visages de celles qui les portent. ‘‘C’est assez agréable quelquefois de voir et de ne pas être vu’‘, souligne Karl Lagerfeld, le couturier au regard éternellemt dissimulé derrière ses lunettes noires.

Le choix de la rédaction