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Urumqi, huit jours après les émeutes

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Urumqi, huit jours après les émeutes

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Une semaine après les émeutes ethniques meurtrières du Xinjiang, le calme semble revenu dans la capitale provinciale. L’armée chinoise et la police sont partout. Cette présence des forces de l’ordre est visible près des mosquées, dans les quartiers de l’ethnie ouïgoure, les rues commerçantes, les gares ferroviaires et routières. Et tout rassemblement, manifestation ou défilé est interdit à Urumqi.

“Il n’y a pas de problème, explique un chinois de l’ethnie Han, je suis allée me ballader, j’ai même joué au badminton. Les relations sont bonnes avec les ouïgours. J’ai fait une petite marche et tout va bien.” “Tout s’est bien passé cette semaine, témoigne un habitant ouïgour, nous sommes retournés au travail. Je ne pense pas que les violences se reproduiront. Regardez tous ces policiers et ces soldats. Cela n’arrivera pas. On s’est tous remis au boulot.” Des témoins affirmaient pourtant il y a deux jours que la tension était vive et que des milliers de personnes quittaient la capitale du Xinjiang en bus ou en train. La place du peuple, point névralgique des émeutes, est toujours fermée. Les policiers sont en faction. Il y a une semaine, 184 personnes ont été tuées et plus de mille blessées. On ne sait pas combien de victimes sont le fait des forces de l’ordre.