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New Fabris : le bras de fer continue à Chatellerault

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New Fabris : le bras de fer continue à Chatellerault

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Ils ont déjà brûlé des machines et ne comptent pas en rester là. Les salariés de cette usine de Chatellerault en France menacent de tout faire sauter s’ils n’obtiennent pas une indemnité de 30 000 euros par personne. Une solution extrême destinée à mettre Renault et PSA sous pression. Les deux constructeurs automobiles sont les principaux clients de cette usine, placée en liquidation judiciaire.

“Les salariés l’ont sortie pour la faire brûler comme un symbole d’abandon”, explique Eric Poisson, représentant syndical, à propos d’une machine de l’usine. “Donc, cela représente leur colère”. Les 366 salariés de New Fabris ont construit ce cimetière symbolique car ils doivent à présent faire le deuil de leur carrière dans l’entreprise. “J’ai passé une bonne partie de ma vie dans cette usine” raconte Patrick Leclerc, l’un des ouvriers de l’entreprise, “comme si c‘était chez moi – même pire que chez moi, cela fait mal”. Les salariés de New Fabris basent leurs revendications sur un précédent. Car Renault et PSA ont versé récemment des indemnités équivalentes aux salariés d’un autre de leurs sous-traitants. Ils menacent donc de faire exploser les stocks de pièces évalué à 2 millions d’euros et ce robot flambant neuf de Renault une autre monnaie d‘échange qui vaut à lui seul deux millions d’euros supplémentaires.