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L'Objectif Mars a remplacé l'Objectif Lune

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L'Objectif Mars a remplacé l'Objectif Lune

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En posant le pied sur le Lune en 1969, les Américains coiffent sur le poteau leurs adversaires, au terme d’une course spatiale dominée par les Russes. Jusque-là, les Soviétiques étaient en pôle position. Iouri Gagarine avait été le premier homme à voyager dans l’espace, 8 ans avant l’exploit d’Apollo 11. En 1957, l’URSS avait mis en orbite le premier satellite, Spoutnik, et pris les premiers clichés de la Lune en 1959 grâce à sa sonde Luna.

“Bien sûr, nous aurions aimé que ce soit un Soviétique, un Russe, qui pose le premier le pied sur la Lune, mais c’est la vie. Nous étions devant les Américains lorsque nous avons mis en orbite le premier satellite, envoyé le premier homme, puis la première femme dans l’espace et en réalisant la première sortie dans l’espace. On a réussi beaucoup de choses”, estime Sergei Krikalev, le responsable du centre d’entraînement des Cosmonautes. Depuis la fin de la guerre froide, d’autres pays sont venus jouer dans la cour des deux grandes puissances, à l’instar de la Chine qui a envoyé son premier taïkonaute dans l’espace en 2003. La conquête spatiale est désormais un univers multipolaire et face aux sommes pharaoniques à engager, les ennemis d’hier sont aujourd’hui des alliés. Pour les Etats-Unis, l’Objectif Mars a remplacé l’Objectif Lune. En 2004, les Américains ont lancé le programme Constellation. Il s’agit en fait de retourner sur la Lune à l’horizon 2020 pour créer une base arrière vers des missions sur la planète rouge. un nouveau défi qui devrait susciter une émulation similaire à la guerre spatiale des années 1960. “Finalement, cette lutte a abouti à un mécanisme de coopération entre les ennemis du passé et dans ce sens cela a été un investissement exceptionnel, un investissement national pour les deux pays”, explique Neil Armstrong, le commandant d’Apollo 11. Preuve de cette coopération : la Station Spatiale Internationale ou le projet Mars 500. Quatre russes, un Français et un Allemand ont testé pendant trois mois et demi les conditions de vie dans un futur module de vie spatial. Ils devraient renouveler l’expérience l’an prochain durant plus de 500 jours, afin peut-être de planter un jour un drapeau multicolore sur Mars.