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Vaccin H1N1 : la course à la production s'accélère


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Vaccin H1N1 : la course à la production s'accélère

La course à la production du vaccin contre la grippe A s’accélère au niveau mondial. Les 36 laboratoires qui étudient le virus H1N1 depuis 4 mois estiment qu’ils pourront produire au mieux 95 millions de doses par semaine.

Depuis mai, 50 pays ont déjà passé commande. Mais l’incertitude persiste quant à la date de livraison. Le Français Sanofi-Pasteur, un des leaders mondiaux, se donne pour objectif la fin de l’automne. Ici, les premiers tests sur l’homme doivent commencer en août. Le porte-parole du laboratoire, Albert Garcia, a expliqué sa stratégie à Euronews. “La problematique avec le H1N1, c’est que la demande en vaccins H1N1peut être énorme, puisque il va falloir protéger le maximum d‘êtres humains en un minimum de temps, donc ce qu’on essaie de voir c’est les stratégies d‘économie de doses. De voir si des quantité d’antigène viral, de principe actif dans le vaccin, trés trés faibles, peuvent protéger un être humain. Cela permettra d’obtenir énormément de doses dans un minimum de temps.” Une fois surmonté le problème de la production, restera celui de la répartition des vaccins. Plusieurs études estiment que 96% des décès dus à une pandémie de grippe sévère se produiront dans les pays en voie de développement. L’Organisation Mondiale de la Santé a exhorté les pays riches à ne pas accaparer les vaccins. “La répartition du vaccin, elle va se faire en fonction des épidemies locales, de l‘évolution de la maladie pays par pays, et ça sera sous la responsabilité des pays, poursuit Albert Garcia. Nous sommes producteur, nous fournirons le maximum de doses de vaccins que nous pourrons fournir dans un minimum de temps pour les pays, pour l’OMS, pour les autorités de santé, et les autorités de santé, par pays, decideront des priorités.” L’OMS estime que près de 5 milliards de doses du vaccin pourront être produites en un an. C’est sans compter avec les possibles mutations du virus, comme le laissent présager les récents cas de résistance au traitement par le Tamiflu. Des mutations qui pourraient retarder la production et la distribution de nouveaux vaccins.

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