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Que faire face à la progression de la grippe A ?

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Que faire face à la progression de la grippe A ?

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Quatre mois après l’apparition du virus, dans le monde entier, les autorités sanitaires semblent hésiter quant aux mesures à prendre.

En avril, le Mexique devenait le premier pays à déclencher le niveau d’alerte maximal. Il y a répondu par un plan drastique : lieux publics fermés ou distribution de masques à la population. Ces mesures n’ont pas empêché le virus de se propager. Aujourd’hui aucun mode d’action type ne se dégage. ‘‘Il n’y a jamais assez de coordination, estime l‘épidémiologiste Mark Van Ranst. Tout le monde fait de son mieux. Mais à la fin, malgré tous ces efforts, les Européens manquent de coordination. Ce que nous voyons c’est que l‘élaboration d’une organisation commune est beaucoup plus facile en cas de problèmes vétérinaires que pour les difficultés qui touchent à la santé humaine.’‘ D’un pays à l’autre, les plans d’actions varient. Dans l’hémisphère Sud, les Etats les plus touchés craignent une seconde vague de propagation du virus. En Argentine, le gouvernement a décidé de mettre les hôpitaux en première ligne tandis qu’en France, où l’on dénombre près de 800 cas à ce jour, les médecins généralistes joueront le rôle de paravents pour les patients. Les services d’urgence ne seront pas les premiers à gérer l’afflux de malades et les hospitalisations seront réservées aux cas graves. 94 millions de doses de vaccins ont été commandées. Les médecins ont reçu des kits pour se protéger et empêcher la contamination entre malades dans les salles d’attentes. Leurs patients devront avoir une ordonnance pour se procurer un masque. ‘‘Nous devons être préparés et je crois que la constitution de stocks d’antiviraux est la meilleure chose à faire, ajoute Mark Van Ranst. Toutefois, il faut faire attention car il s’agit de traitements qui ne doivent pas être prescrits comme des bonbons. Et ce que nous avons remarqué c’est que plusieurs Etats membres les donnent comme des friandises. Cela risque de réduire considérablement les stocks et si le virus revient dans une forme plus violente nous risquons de ne plus avoir d’antiviraux.’‘ En France le ministère de la Santé a d’ailleurs appelé les médecins à distribuer raisonnablement les antiviraux. Dans l’immédiat, les pouvoirs publics ne veulent ni grossir ni minimiser les risques qui entourent la grippe A. Mais la progression annoncée du virus pourrait entraîner dès la rentrée scolaire des mesures plus radicales.