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Washington et Tbilissi : une amitié à vie

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Washington et Tbilissi : une amitié à vie

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La lune de miel se poursuit entre Washington et Tbilissi. Arrivé hier d’Ukraine, le vice-président américain a réaffirmé le soutien indéfectible de son pays à la Géorgie et notamment à l’adhésion de celle-ci à l’OTAN.

Joe Biden a assuré que le réchauffement des relations avec Moscou ne se ferait pas au dépens des ex-républiques soviétiques pro-occidentales. Devant le parlement, il a d’ailleurs insisté sur l’intégrité territoriale de la Géorgie. “Nous, les Etats-Unis, sommes à vos côtés sur la route vers une Géorgie sûre, libre, démocratique et de nouveau unie,” a-t-il lancé, déclenchant un déluge d’applaudissements. “Nous ne reconnaîtrons pas l’Abkhazie et l’Ossétie du sud comme des Etats-indépendants et nous appelons le reste du monde à ne pas les reconnaître non plus.” Une douce musique aux oreilles du président Saakashvili, bien décidé à rapprocher son pays de l’Occident. “Notre choix est irréversible, avait assuré ce dernier dans la matinée. Nous avons décidé de rejoindre le monde libre, l’Europe, l’Alliance nord Atlantique. Le peuple géorgien l’a voulu massivement, par référendum, un scrutin libre, et rien ne viendra renverser cette décision.” Moscou a reconnu l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie à l’issue de la courte guerre qui l’a opposé à Tbilissi en août 2008. Ce matin la Russie a menacé de représailles économiques tout pays qui s’aventurerait à aider la Géorgie à se réarmer. Soucieux de ménager la chèvre et le choux, Joe Biden, tout en appelant Moscou à retirer ses troupes des deux provinces séparatistes, a refusé d’aider la Géorgie à reconstituer son arsenal militaire.