DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Honduras: les Etats-Unis critiquent le geste de Manuel Zelaya


Honduras

Honduras: les Etats-Unis critiquent le geste de Manuel Zelaya

Renversé par l’armée, envoyé en exil, le président déchu du Honduras a tenté une action symbolique. Entouré d’une nuée de journalistes, au risque d‘être arrêté, Manuel Zelaya a fait quelques pas dans son pays. Il a soulevé la chaîne qui symbolise la frontière entre le Nicaragua et le Honduras puis est allé toucher un panneau disant “bienvenue au Honduras”.

La scène s’est déroulée à Las Manos, un petit village frontalier. Les forces anti-émeutes honduriennes étaient prêtes à intervenir. Un peu plus tôt, elles avaient repoussé quelques centaines de partisans de Zelaya à coup de gaz lacrymogène et les avaient maintenus loin de Las Manos. Les Etats-Unis ont désapprouvé Zelaya. “Nous sommes pour une solution négociée et pacifique à la crise hondurienne” a expliqué la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. “Nous avons constamment exhorté les parties à éviter toute action provocatrice qui pourrait entraîner des violences. La tentative du président Zelaya est imprudente.” Même réaction du président du Costa Rica. Oscar Arias joue le médiateur dans cette crise. Sa proposition doit être discutée lundi par le congrès du Honduras. “Dieu merci, c‘était une courte visite, et cela n’a pas entraîné de conséquences regrettables” a-t-il déclaré. “Mais ce n’est pas le meilleur moyen pour parvenir à une réconciliation du peuple hondurien.” D’autant plus que le soutien populaire à Manuel Zelaya s’essouffle. Des milliers de partisans de son successeur Roberto Micheletti, ont défilé dans la capitale. Ils reprochent à Zelaya d’avoir voulu organiser un référendum pour briguer un second mandat. Une démarche jugée inconstitutionnelle par la cour suprême hondurienne.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Iran : démission du vice-premier Président