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Les Kurdes toujours en quête d'un Etat

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Les Kurdes toujours en quête d'un Etat

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Après la fin de la première guerre mondiale, l’empire Ottoman a peu à peu été démembré. Avec le traité de Versailles en 1919 et le traité de Sèvres en 1920, les frontières ont été redessinées en Europe et en Asie occidentale.

Un Kurdistan autonome est alors promis au peuple kurde, à cheval sur ce qui allait devenir en 1923, l’Irak, la Turquie, l’Iran, la Syrie et ensuite l’Arménie. Jamais cet Etat kurde ne vit le jour. Commencent alors pour les Kurdes des années d’errance, de révolte, d’alliance, de combat politique. Au début des années 80, en Turquie, Abdullah Ocalan crée le PKK dans le but d’obtenir l’indépendance pour le peuple kurde et se lance rapidement dans la lutte armée.

En 1988, à la fin de la guerre Irak-Iran, les Kurdes deviennent la cible de Bagdad qui utilise des gaz chimiques contre le village de Halabja. Des milliers de civils kurdes meurent pour avoir soutenu les militaires iraniens. 100.000 Kurdes fuient alors vers la Turquie, dans les montagnes. Là, des milliers meurent de faim, de froid, de maladie… Puis les bases du PKK, le parti des travailleurs du kurdistan, s’installent peu à peu dans les montagnes du nord de l’Irak, à la frontière avec la Turquie. En 1992 et 1995, Ankara lance deux opérations militaires contre eux car les attentats se multiplient dans le but toujours d’obtenir un territoire indépendant pour le peuple kurde. Aujourd’hui seuls deux pays reconnaissent officiellement une région sous la dénomination de « Kurdistan » : l’Iran avec sa province du Kordestan et l’Irak. Mais seule la région du Kurdistan irakien dispose d’une certaine autonomie.