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Emotion en Espagne après l'attentat de Burgos

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Emotion en Espagne après l'attentat de Burgos

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Les déclarations de soutien se multiplient après l’attentat de Burgos. Hier, la population de la ville s’est massée devant la mairie pour témoigner sa solidarité aux forces de l’ordre. La France, base arrière de l’ETA et José Manuel Barroso, le président de la commission européenne, ont également condamné cet acte.

L’attentat visait une caserne de la garde civile de Burgos. Vers 4 h du matin hier, une voiture piégée a explosé devant le bâtiment. Bilan : 64 personnes blessées. Madrid attribue cet attentat à l’ETA qui ne l’a pas revendiqué. ‘‘Tous les citoyens doivent savoir que le gouvernement et les forces politiques et démocratiques sont fermement déterminés à éradiquer ce fléau qui affecte tout le pays, a déclaré José Luis Dominguez Zapatero, le Premier ministre espagnol. Personne ne doit douter qu’ils vont tous finir en prison, très prochainement.’‘ Les conséquences de l’attentat sont spectaculaires : un cratère provoqué par les 200 kg d’explosifs utilisés. Et la façade de la caserne fortement endommagée. La France avait récemment informé Madrid que l’ETA cherchait à faire passer trois camionnettes bourrées d’explosifs en Espagne. Et pour le ministre de l’Intérieur la voiture piégée avait probablement passé la frontière. ‘‘Le but de l’ETA était de tuer’‘, a-t-il ajouté, affirmant que l’organisation n’avait pas averti comme elle le fait souvent de l’imminence de l’explosion.