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Les autorités britanniques vont devoir clarifier la loi sur le suicide assisté

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Les autorités britanniques vont devoir clarifier la loi sur le suicide assisté

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Cette Britannique en fauteuil roulant affiche un large sourire, en sortant de la Cour suprême à Londres. Les juges viennent de se prononcer pour une clarification de la loi concernant le suicide assisté. Et c’est précisément ce que réclamait Debbie Purdy.

Agée de 46 ans, elle souffre d’une sclérose en plaque, et souhaite mourir, en présence de son mari. Or, en vertu de l’actuelle loi britannique, son mari risque une peine de prison s’il aide sa femme à mettre fin à ses jours. “Les cinq juges ont demandé au procureur général de clarifier la loi en la matière”, explique Debbie Purdy. Elle précise que Dignitas, l’association suisse qui aide à mourir dans la dignité, compte actuellement 800 membres. Et dit-elle, “si chacune de ces 800 personnes qui veulent mourir est accompagnée par deux membres de sa famille, cela fait près de 2500 personnes qui sont concernées”. Ces dernières années, des dizaines de Britanniques ont passé outre la loi de leur pays, pour se rendre en Suisse, où le suicide médical assisté est toléré. Au niveau de l’Union européenne, l’euthanasie et l’aide au suicide ne font l’objet d’aucune législation harmonisée. Seuls les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg ont légiféré pour autoriser ce genre de pratique.