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A l'approche du premier anniversaire de la guerre, la tension monte en Géorgie

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A l'approche du premier anniversaire de la guerre, la tension monte en Géorgie

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C’est un anniversaire qui s’accompagne d’une vive tension. Vendredi marque le début de la guerre éclair entre la Géorgie et la Russie : la tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle de sa région séparatiste d’Ossétie du Sud va déclencher la contre-attaque de Moscou. Un an plus tard, le regain de tension est palpable. L’Ossétie du Sud et la Georgie s’accusent mutuellement de tirs.

En territoire georgien, à 5 kilomètres de la frontière, le village de Zemo Nikozi garde les stygmates du conflit, et craint une reprise des combats. “Cette maison a été détruite pendant la guerre, explique un habitant, mais les tirs continuent, les tensions montent. Les gens sont paniqués. La situation ne change pas, on vit dans la peur.” Moscou a mis en garde les Etats-Unis et l’Ukraine contre tout réarmement de la Georgie. Mais le général russe Anatoly Nogovitsyn est serein : “ Les Géorgiens n’ont pas de capacité d’agression. Et l’atmosphère politique a changé radicalement. S’ils ne reconnaissent pas leur erreur de l’an dernier, et s’ils recommencent, ils vont droit au suicide politique.” Le président géorgien Mikheil Saakashvili a été tenu pour responsable par l’opposition, de ces 5 jours de guerre, qui ont fait 1000 morts. Mais l’opposant Irakly Alasania accuse Moscou : “Il y a eu beaucoup d’erreurs commises par le gouvernement avant le conflit mais c’est la Russie qu’il faut blâmer parce qu’ils ont vraiment préparé cette guerre contre la Géorgie et la réalité c’est que nos territoires sont occupés.” Selon l’opposition géorgienne, Saakashvili n’a pas garanti le retour des réfugiés. Sur les 138 000 civils qui ont fui, 30 000 ne sont pas rentrés, la plupart sont des Géorgiens d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. La communauté internationale compte sur les observateurs de l’Union européenne déployés en Géorgie pour contrôler le cessez-le-feu. Ils sont seulement 240, non armés, pour garantir la paix dans une région qui peut s’enflammer à nouveau à tout moment.