DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Mahmoud Ahmadinejad devra relever l'économie iranienne

Vous lisez:

Mahmoud Ahmadinejad devra relever l'économie iranienne

Taille du texte Aa Aa

L’Iran n‘échappe pas à la récession qui frappe l’ensemble de la planète. Pour son second mandat, Mahmoud Ahmadinejad va devoir faire face à un immense défi : Redresser l‘économie de son pays, qui s’est dégradée au cours des 4 premières années de présidence du vainqueur, contesté, de l‘élection de juin.

Dans cette période, le taux de chômage est passé de 10,5 % à 17 % de la population active, si l’on en croit un ancien ministre iranien. Particulièrement affectés par cette tendance, les moins de 30 ans qui représentent les 2/3 de la population. Un Iranien sur 5 vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Mahmoud Ahmadinejad avait pourtant promis aux plus démunis de ‘‘voir l’argent du pétrole’‘, selon son slogan de campagne en 2005. Le pétrole, l’atout majeur de l‘économie iranienne, assise sur 11% des réserves mondiales. Dont l’Iran est toutefois totalement dépendant. Ainsi, quand les cours de l’or noir se sont effondrés passant de près de 150 dollars le baril à un peu plus de 32 dollars en 2008, l’Iran a été touché de plein fouet. Le pétrole représente 60 % des recettes fiscales du pays. Une manne d’autant plus fragile qu’elle a été consummée par la corruption et par des subventions aux plus démunis censées soutenir une politique populiste. Ces pratiques ont dopé l’inflation. De 11% en 2005 elle a dépassé les 25 % avant la présidentielle. L’Iran manque également d’infrastructures pour exploiter ses énergies fossiles et pour diversifier son économie. Mahmoud Ahmadinejad a donc besoin d’investisseurs. Mais la réthorique anti-occidentale du président décourage les argentiers. Téhéran doit également faire face aux sanctions internationales liées à son programme nucléaire. Auxquelles se sont ajoutées les pressions de plusieurs pays, la France, les Etats-Unis ou la Grande Bretagne qui ont incité leurs banques à booycotter l’Iran. Le FMI prévoit 3,2 % de croissance cette année dans ce pays contre 8 % en 2007. Un chiffre bien optimiste aux yeux de nombreux économistes.