DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Un an après la guerre le problème des réfugiés reste entier

Vous lisez:

Un an après la guerre le problème des réfugiés reste entier

Taille du texte Aa Aa

Le conflit entre la Géorgie et la Russie avait provoqué le déplacement de 100.000 personnes. Aujourd’hui, 30.000 réfugiés n’ont toujours pas pu regagner leurs foyers.

Zemo Nikosi est un village peuplé de Géorgiens, près de Tskhinvali, la capitale sud-ossète. Ici, les habitants ont peur de voir revenir les troupes russes. ‘‘La situation est vraiment mauvaise. Je suis une vieille femme, ma vie est derrière moi. Mais je suis triste pour les jeunes qui habitent ici. J’espère qu’ils ne connaîtront jamais les horreurs qui ont eu lieu ici dans le passé’‘, affirme une habitante. A Gori, en Géorgie, les souvenirs de la guerre sont toujours très vifs. Alors que la situation reste précaire, cette femme veut croire en la paix. ‘‘Nous avons besoin de la paix. C’est vital pour l’avenir de nos enfants. Nous devons garder espoir car sans cela nous ne pourrons pas aller de l’avant.’‘ Le maintien de la paix dans le Caucase, aujourd’hui encore, Moscou brandit cet argument pour justifier son intervention. ‘‘Les Russes veulent montrer à tout le monde que la Géorgie est agressive, que la Géorgie n’est pas stable. Et dans le même temps, ils veulent apparaître comme des gardiens de la paix’‘, estime un analyste. Un an après la guerre, la paix est loin d‘être gagnée. Les deux camps n’ont pas repris les combats, malgré des accrochages sporadiques. Mais la guerre des mots, elle, est bien vive entre Géorgiens et Russes. Lundi, l’Union européenne a mis en garde les deux camps contre une reprise des hostilités.