DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'UE défend ses ressortissants traînés en justice par le régime iranien

Vous lisez:

L'UE défend ses ressortissants traînés en justice par le régime iranien

Taille du texte Aa Aa

L’Union européenne dénonce le procès en cours à Téhéran contre certains de ses ressortissants qui auraient participé aux manifestations post-électorales. Paris exige pour sa part la libération immédiate de Clotide Reiss, une universitaire française de 24 ans. Deux employés iraniens des ambassades de France et de Grande-Bretagne ont également comparu hier pour la première fois pour espionnage. Accusations qualifiées d’absurdes pour une amie de Clotilde Reiss. “ C’est normal quand vous avez passé des mois en Iran, quand vous êtes passionnés par la culture iranienne, d’aller voir ce qui se passe dans la rue, en bas de chez vous.”

L’universitaire a reconnu avoir transmis un rapport à l’ambassade. Une version que conteste son père : “Je pense que ça fait partie d’une mise en scène. Et le dossier qu’elle aurait remis à l’ambassade, ce que je sais, ce n’est pas un dossier, c’est un e-mail qu’elle a envoyé à un certain nombre d’amis dont des personnes à l’ambassade, dans lequel elle cherchait à rassurer principalement ses proches sur ses conditions de vie”. Parmi les prévenus figure Hossein Rassam, employé iranien de l’ambassade britannique. Selon l’agence de presse iranienne Irna, il a reconnu avoir transmis à Washington des informations sur les troubles post-électoraux. Des aveux qui n’ont aucune valeur, a estimé le secrétaire au Foreign Office David Miliband pour qui ce procès discrédite encore un peu plus le régime iranien. Selon un bilan officiel, trente personnes ont péri dans les manifestations qui ont suivi la réélection du président iranien. La date de la prochaine audience du procès n’est pas encore connue.