DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le mythe de Woodstock, 40 ans après

Vous lisez:

Le mythe de Woodstock, 40 ans après

Taille du texte Aa Aa

Un monument et une immense prairie, voilà ce qu’on découvre en lieu et place de la folie du festival de Woodstock qui fête ses 40 ans. Et on vous y accueille toujours de la même façon par un “Peace, man”.

Première particularité : si c’est bien le nom de Woodstock qui est passé à la postérité, le festival n’a pas eu lieu à Woodstock en 1969, mais dans la petite commune de Bethel, à 60 km, dans l’Etat de New York. Et quelle postérité : “Three days of peace and music”: “Trois jours de paix et de musique”, du 15 au 17 août 1969. 400 000 personnes, alors qu’on en attendait quatre fois moins, plus rien à manger au bout de deux jours dans les stands, les 600 sanitaires pris d’assaut et la pluie… La pluie qui transforme une verte prairie en champ boueux. Mais pour ceux qui étaient là, Woodstock reste un moment inoubliable, engagé contre la guerre du Vietnam, une parenthèse magique et hallucinée : l’herbe – de qualité et en quantité selon les témoignages – et le LSD sont au rendez-vous. Des histoires d’amour également, comme celle de ce couple, dont la photo fera la couverture de l’album Woodstock et reste une icône de la contre-culture hippie. 40 ans plus tard, les voici, Nick et Bobbi Ercoline : “Tout le monde était heureux, raconte Bobbi, tout le monde chantait, dansait, prenait des drogues, mangeait, dormait.” En fait, ajoute Nick, “je ne pense pas que tout le monde était heureux parce que ce n‘était pas très confortable. Mais, la plupart des gens étaient heureux, assure Bobbie. En tout cas, “nous, nous l‘étions”, affirme Nick. et nous le sommes toujours, souligne Bobbie. 40 ans plus tard, beaucoup estiment que ce festival mythique fut en réalité le dernier souffle de la contre-culture des années 1960. Woodstock est en tout cas devenu aujourd’hui, un lieu de pèlerinage insolite pour un 15 août.