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Irak : mort du principal chef chiite

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Irak : mort du principal chef chiite

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La mort du principal chef chiite irakien ajoute à l’incertitude politique en Irak.

Abdel Aziz al Hakim s’est éteint à Téhéran, en Iran, où il était traité depuis quatre mois pour un cancer du poumon. Il avait soixante ans. Il était le chef du Conseil suprême islamique d’Irak, l’un des piliers du gouvernement irakien et le rival du premier ministre al-Maliki. Aux législatives prévues en janvier, ce dernier pourrait d’ailleurs bénéficier des divisions engendrées par la bataille de succession au sein du CSII. “Sa mort va vraiment affecter le processus politique, estime un sympathisant du CSII. Elle aura un impact énorme. Nous voulons que les politiciens resserrent les rangs, montrent un front uni, et travaillent à unifier ce cher pays.” “Nous allons le regretter, renchérit un passant interrogé à Bagdad. Vous savez, nous pleurons la mort de chaque honnête citoyen irakien dans la période difficile que ce pays traverse. Son absence va affecter la situation politique.” Abdel Aziz al-Hakim faisait aussi figure de pont entre l’Orient et l’Occident. Ami de l’Iran, où il a vécu ses 23 années d’exil sous le régime de Saddam Hussein, il était rentré au pays dans le sillage de l’invasion américaine d’avril 2003. Il avait alors participé au Conseil de gouvernement transitoire, organe désigné par la coalition dirigée par les Etats-Unis.