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La grogne des enseignants italiens prend une tournure politique

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La grogne des enseignants italiens prend une tournure politique

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Au départ, il y a une réforme, qui prévoit d’importantes coupes budgétaires ainsi que la suppression de milliers de postes. Les syndicats accusent le gouvernement Berlusconi de brader l‘éducation nationale et de précariser les enseignants. D’où la colère qui s’exprime dans plusieurs villes du pays.

“Les autorités font avec les travailleurs précaires la même chose qu’avec les immigrés, affirme une des manifestantes : d’abord, ils mettent en place des quotas parce qu’ils ont besoin des personnes qui travaillent au noir, comme des esclaves. Ensuite, ils les exploitent pendant des années, sans contrat, sans rien. Et quand il n’en ont plus besoin, ils les laissent tomber”. La ministre de tutelle répond en accusant la gauche d’avoir provoqué dans les années 1980 et 1990, une situation de trop-plein d’enseignants. Et de justifier la réforme en indiquant qu’il s’agit du non-renouvellement de postes d’enseignants partis à la retraite. Dans leur mouvement, les manifestants ont reçu le soutien du chef du Parti démocratique (PD), principale formation d’opposition. Dario Franceschini considère ainsi que “l’Etat met en oeuvre le plus grand licenciement de masse de l’histoire italienne dans le secteur où il faudrait investir le plus, c’est-à-dire dans l‘éducation de (nos) enfants”. La rentrée des classes doit avoir lieu dans dix jours. Cela concerne un peu plus de 6,7 millions d‘élèves.