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Prochaine Commission européenne : les jeux sont ouverts

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Prochaine Commission européenne : les jeux sont ouverts

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On dit sa réélection plus que probable… José Manuel Barroso attend le vote du Parlement européen mercredi prochain pour s’assurer de garder les rênes de la Commission européenne. Il formera ensuite sa nouvelle équipe. Une Commission Barroso bis à laquelle pourrait notamment se joindre le français Michel Barnier.

D’autres ont déjà quitté le navire. La Lituanienne Dalia Grybauskaité, qui était en charge du Budget a été élue présidente dans son pays. La Polonaise Danuta Hübner et le Belge Louis Michel ont, eux, troqué leur fauteuils de commissaire contre un siège d’eurodéputé. L’ancien commissaire en charge du Développement s’en félicite et ne mâche pas ses mots vis-à-vis de la Commission. “La démocratie, ici au Parlement européen, se vit plus complètement, plus totalement que dans les parlements nationaux”, explique Louis Michel. “Et que dans la Commission ?”, interroge euronews. “Ah, la Commission, c’est un peu différent. Le problème de la Commission, c’est très simple, c’est que pour un commissaire, c’est un combat permanent contre la bureaucratie, contre les règles, contre les procédures et donc, on a l’impression que tout le système a été mis en place d’une certaine manière pour neutraliser l’engagement politique des commissaires.” Benita Ferrero-Waldner, qui occupe dans l‘équipe actuelle le porte-feuille des Relations extérieures, prépare sa sortie. Elle brigue la direction de l’Unesco. “Si je devenais responsable de l’Unesco en tant que directrice générale, je donnerais un profil politique à l’organisation et je tenterais de lui donner de la visibilité”, promet-elle. Ce jeu de chaises musicales est d’autant plus complexe qu’il se double d’une course aux portes-feuilles, chaque pays voulant obtenir le plus influent pour son futur commissaire.