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La reprise de Opel : la Belgique mène la riposte des pays européens

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La reprise de Opel : la Belgique mène la riposte des pays européens

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La riposte des pays européens s’organise dans le dossier Opel et en particulier la Belgique qui refuse de faire les frais de la restructuration du constructeur au seul profit de l’Allemagne. Lundi, le chef du gouvernement flamand est venu plaider à Bruxelles la cause de l’usine Opel de Anvers qui emploie 2.600 personnes et doit progressivement fermer ses portes selon le plan du repreneur Magna.

“Ce dossier n’est pas politique, affirme Kris Peeters, le chef du gouvernement belge flamand. C’est un dossier économique et commercial. Nous sommes convaincu que le site de Anvers doit avoir sa chance, en effet quand on fait l’analyse de la situation, ça ne fait pas de doute que Anvers est une meilleure usine Opel que certaines en Allemagne”. Berlin qui a soutenu activement la vente de Opel à Magna et promis 4 milliards et demi d’euros d’aides publiques, semble avoir obtenu le maintien de ses quatre usines Opel. “La Commission va en particulier veiller à ce qu’il n’y ait pas de condition attachée à l’aide, par exemple, concernant où les usines seraient fermées et oú les investissements auraient lieu, a affirmé lundi Jonathan Todd, le porte-parole de la Commission européenne.” La direction de l‘équipementier Magna a confirmé sa volonté de supprimer 10.500 emplois chez General Motors Europe dont il va détenir 55% en compagnie de la banque publique russe Sberbank. Les arguments belges en faveur de l’usine Opel d’Anvers ont trouvé lundi un écho à Londres et Madrid : le ministère espagnol de l’industrie a notamment déclaré que toute décision sur les usines et les emplois devrait être prise selon des critères de productivité.