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Norvège : la "malédiction de la manne pétrolière" va-t-elle frapper lors des législatives?

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Norvège : la "malédiction de la manne pétrolière" va-t-elle frapper lors des législatives?

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C’est le suspens en Norvège où se tiennent des élections législatives. Le pays a beau être un des plus prospères de la planète, afficher le taux de chômage le plus faible d’Europe malgré la crise économique, il n’est pas certain que le gouvernement de gauche de Jens Stoltenberg soit reconduit. Son credo est simple: “une bonne gouvernance plutôt que des expérimentations économiques”, “l‘état-providence plutôt que des réductions d’impôts”. fin de citation.

Les sondages ont annoncé un scrutin très serré entre la coalition de gauche et les 4 partis d’opposition de droite, dont celui de Siv Jensen, le parti du Progrès. Un mouvement populiste. Siv Jensen, qui voit en Marrgaret Thatcher un modèle, promet des baisses d’impôts et des investissements publics. Elle dénonce également une “islamisation rampante” de la société. Le parti conservateur d’Erna Solberg, crédités d’environ 15% des voix, se dit favorable également aux baisses d’impôts et prêt à gouverner avec le parti du Progrès. Depuis une décennie au pays du soleil de minuit, aucun gouvernement n’a jamais été réélu. Des analystes évoquent la “malédiction de la manne pétrolière”. La Norvège, cinquième exportateur mondial de pétrole, place depuis 1996 ses revenus pétroliers dans un fonds de pension qui pesait 277 milliards d’euros fin juin. Une manne dont l’utilisation crée des divisions. Les positions anti-immigration du parti du Progrès provoquent, elles, une division à droite où des petits partis refusent l’idée de siéger aux côtés du mouvement populiste.