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Traité de Lisbonne : les nonistes irlandais font entendre leur voix


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Traité de Lisbonne : les nonistes irlandais font entendre leur voix

En Irlande, les opposants au traité de Lisbonne ont retrouvé leur héraut : l’homme d’affaires Declan Ganley, principal artisan de la victoire du non en 2008, a repris du service en vue du référendum du 2 octobre.

“Oui à l’emploi. Qui est contre l’emploi ? a-t-il ironisé. Oui à l‘économie. Quelqu’un est contre l‘économie ? C’est ridicule. Rien de tout cela n’a de rapport avec ce document. Rien. Le traité de Lisbonne n’a rien à voir avec ces thèmes. En fait, tout ce que l’on peut dire, en ce qui concerne les intérêts irlandais, les créations d’emplois et l‘économie irlandaises, c’est que le traité de Lisbonne leur serait néfaste.” Du côté des partisans du oui, le premier ministre Brian Cowen continue de brandir les garanties obtenues de Bruxelles sur le respect des compétences nationales – salaires, avortement et armée notamment. Il préfère ignorer les arguments des nonistes. “Le gouvernement s’est engagé à faire campagne sur les nombreuses raisons positives de voter oui, et c’est ce que nous allons faire”, a-t-il expliqué. “Aux gens de juger les opinions de monsieur Ganley.” Le camp du oui est crédité d’une nette avance par les sondages avec une fourchette allant de 52 à 62 %. A l’heure actuelle, les indécis ne sont pas assez nombreux pour menacer la validation du traité. L’Irlande est le seul pays de l’Union européenne obligé par sa constitution de soumettre le traité de Lisbonne à référendum.

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