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Norvège : courte victoire de la coalition de gauche

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Norvège : courte victoire de la coalition de gauche

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Du jamais vu depuis quarante ans : en Norvège, la coalition de gauche au pouvoir est reconduite.

Selon les chiffres encore partiels, les Travaillistes, le Parti de la gauche socialiste et le Parti du centre auraient obtenu au moins 85, peut être 86 sièges, ce qui représente exactement la majorité absolue. C’est donc un succès pour Jens Stoltenberg, le chef du parti travailliste, pilier de la coalition de gauche. Il est l’actuel Premier ministre. Son crédo : la défense de la justice sociale et de l’emploi. Des arguments qu’il a mis en avant durant la campagne. Et cela a payé. Visiblement, il a réussi a convaincre les électeurs de le reconduire à son poste. Satisfaction aussi dans les rangs du Parti de la gauche socialiste, appelé SV. Ce score permet à la coalition de gauche de se maintenir au pouvoir. En terme de sièges, les Travaillistes auraient décroché environ 65 sièges – c’est quatre de plus que dans la précédente assemblée. Les populistes du Parti du progrès en ont obtenu 40, les Conservateurs 30, c’est sept de plus dans l’assemblée sortante. Grâce au jeu des alliances, les Travaillistes et les partis de gauche devraient donc conserver la majorité. L’heure est à la déception pour Siv Jensen. Elle dirige le Parti du progrès (extrême-droite, populiste). Son parti est favorable à des coupes dans les dépenses publiques, à des privatisations, à des baisses d’impôts et à des restrictions dans la politique d’immigration… Des thèmes qu’elle a développés durant la campagne. Et à l’occasion du scrutin, Siv Jensen espérait bien frapper un grand coup. Elle était au coude-à-coude avec les Travaillistes dans les derniers sondages. En fait, elle réalise sensiblement le même score que lors des dernières législatives il y a quatre ans C’est une défaite aussi pour Erna Solberg, la chef du Parti conservateur. Sa formation arrive troisième. Certes, elle augmente son nombre de représentants au Parlement, et ses partisans sont contents, mais elle espérait sans doute mieux. Encore aurait-il fallu que tous les partis de droite progressent et parviennent à s’entendre. Ce qui n’est donc pas le cas. Ce scrutin est suivi avec attention au niveau européen, même si la Norvège ne fait pas partie de l’UE. Mais il existe des liens serrés entre Oslo et Bruxelles, notamment autour des ressources énergétique. La Norvège est un des pays les plus riches au monde, notamment grâce à ses ressources pétrolières et gazières.