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La fin d'une tourmente sur la sécurité

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La fin d'une tourmente sur la sécurité

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La décision du président américain de renoncer à l’implantation d’un bouclier antimissile en Europe Centrale marque une véritable rupture avec la stratégie de la précédente administration Bush. Elle ne signifie pas pour autant que les Américains ont choisi d’abandonner leur dispositif de défense contre une menace éventuelle sur leur territoire, encore moins de laisser la Russie contrôler seule le dispositif militaire sur le vieux continent.

Au cours des dernières années, des propositions et des contre-propositions ont d’ailleurs été faites des deux côtés. Une des suggestions du président russe de l‘époque, Vladimir Poutine, était de partager avec les Américains une base militaire en Azerbaïdjan, précisément sur le trajet entre l’Iran et les Etats-Unis. Une proposition rejetée du revers de la main par la secrétaire d’Etat à la défense de l‘époque, Condoleeza Rice.

Pour les Américains, seule l’idée d’un bouclier anti-missile basé soit en République Tchèque soit en Pologne semblait la plus acceptable. Il s’agissait à l‘époque d’assurer leurs arrières aux Américains face à une éventuelle menace venant de pays comme l’Iran, et de pouvoir détruire en vol des missiles tirés vers leur direction. Mais la Russie et Vladmir Poutine à sa tête ne voyaient pas cela du même oeil. Raison pour laquelle il a lancé un ultimatum aux Américains le 11 novembre 2008, en les invitant à abandonner sans délai ce projet de bouclier antimissile en Europe. Projet que les Russes considéraient eux-mêmes comme une atteinte à leur propre sécurité. Faute de quoi, le Poutine s‘était dit prêt à l‘époque à installer une base anti-missile à Kaliningrad, là-aussi en invoquant les risques de menace sur leur territoire.

Mais, c’est finalement la solution de l’apaisement que les Américains ont choisi de privilégier.