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Affaire Reiss : le ton monte entre Paris et Téhéran

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Affaire Reiss : le ton monte entre Paris et Téhéran

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Menaces de sanctions sur le nucléaire, accusation d’ingérence, affaire Clotilde Reiss… Tension à son comble entre l’Iran et la France. La jeune universitaire française arrêtée en juillet puis consignée à l’ambassade de France à Téhéran est au centre d’un nouvel échange acide entre les deux capitales.

Interviewé sur France 2 hier, le président Ahmadinejad a répondu aux propos de Nicolas Sarkozy fin août, en lui renvoyant la pareille : “je pense aussi que le peuple français mérite mieux que ses dirigeants actuels” a-t-il dit. Et concernant Clotilde Reiss: “On a l’impression que vous exercez une sorte de chantage? Clotilde Reiss contre des prisonniers iraniens en France? a demandé le journaliste. Réponse du président iranien : “Si on avait voulu faire du chantage, il y a des méthodes plus simples que ça.” Mais il a bien demandé des gestes en faveur de détenus iraniens. Or selon la presse française, Paris étudie la possibilité de libérer l’iranien ali Vakili Rad, emprisonné à vie pour l’assassinat de l’ancien Premier ministre Chapour Bakhtiar. Sa libération a été réclamée mi août. Arrêtée le 1er juillet lors des manifestations contre la victoire d’Ahmadinedad, la jeune universitaire, 24 ans, espère depuis, pouvoir rentrer en france. Jugée pour espionnage, elle avait dû reconnaitre ses fautes et appelé à la clémence.