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Les salariés européens d'Opel se mobilisent à Anvers pour défendre leur emploi

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Les salariés européens d'Opel se mobilisent à Anvers pour défendre leur emploi

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Les travailleurs européens d’Opel affichent leur solidarité à Anvers : entre 3000 et 5000 personnes, dont des centaines venues d’Allemagne ont manifesté devant l’usine belge, ou 2600 salariés risquent de perdre leur emploi.

Main dans la main, alors que les dirigeants des pays de l’Union se déchirent sur ce dossier, et que la chancelière allemande est accusée de faire cavalier seul. “Il y a une chose sur laquelle tout le monde est d’accord, et c’est le NON à la fermeture d’usines et NON aux licenciements forcés, dit ce manifestant… La restructuration, on le sait, est nécessaire, mais doit se faire dans des termes socialement acceptables”. “Notre position est simple, ajoute ce syndicaliste : non à la fermeture des sites, non aux licenciements forcés, et oui une répartition équitable de la production.” A quelques jours des législatives allemandes, la commission de Bruxelles a prévenu Berlin qu’elle n’autoriserait pas les aides d’Etat promises à Opel au détriment des autres sites en Europe. “Il est impossible qu’un pays finance une solution, au détriment des autres. La loi européenne est tout-à-fait claire sur ce point, les aides publiques sont interdites au vu du traité européen, sauf dans ces cas exceptionnels” a précisé le Commissaire européen en charge de l’industrie. “En aucun cas, elles ne sont acceptables si elles sont liées à des conditions politiques”. L’américain General Motors, propriétaire d’Opel, a annoncé le 10 septembre la vente de sa filiale européenne à l‘équipementier canadien Magna, adossé à la banque russe Sberbank. A la clé, la suppression de 11.000 emplois, et la fermeture d’un site, celui d’Anvers est pressenti.