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Que reste-t-il de "la jungle" ?

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Que reste-t-il de "la jungle" ?

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Du camp informel de réfugiés près de Calais, il ne reste plus grand chose. Les bulldozers ont arraché les habitations de fortune de ce qu’on appelait “la jungle”, quelques heures après le passage des forces de l’ordre françaises ce mardi. Près de 500 policiers ont délogé manu militari les candidats à l’immigration qui rêvaient de rejoindre la Grande-Bretagne.

Au total, 276 personnes ont été interpellées. Irakiens, Albanais, Kosovars ou Afghans se désolent de la stratégie adoptée par la France, sous la pression de l’Angleterre voisine. Paris avait déjà démantelé un camp officiel, celui de Sangatte, en 2002, ce qui n’a pas empêché les clandestins de revenir. Paris affirme vouloir lutter contre les passeurs. Une dizaine d’entre eux ont été interpellés mardi. Certains routiers, qui ont fait les frais de cette situation, s’avouent pourtant déçus. “Je pense qu’ils auraient dû faire plus”, se désole Roberto Vaclve. J’en ai eu quelques-uns dans mon camion… Les prendre puis les laisser partir comme ça, sans rien… Je pense qu’ils devraient faire quelque chose de plus pour eux.” Les associations estiment que le gouvernement n’a pas réglé mais simplement déplacé le problème de ces hommes prêts à risquer leur vie pour un avenir meilleur.