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France : polémique après le lapsus ou la bourde du président au sujet de Clearstream

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France : polémique après le lapsus ou la bourde du président au sujet de Clearstream

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L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin ne pouvait pas espérer mieux pour sa défense dans le procès Clearstream. Le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a utilisé un terme accusateur lors d’une interview diffusée mercredi soir. Or, le président français, qui s’est constitué partie civile dans cette affaire, est le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire en France.
 
“Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel”, a déclaré Nicolas Sarkozy.
 
“Coupables”, le mot de trop
 
 
L’avocat de Dominique de Villepin veut assigner le président pour atteinte à la présomption d’innocence.
 
“C’est la plus grave atteinte à la présomption d’innocence qui ait jamais existé en France, a estimé Me Olivier Metzner. Qu’un particulier le dise, qu’un journaliste le dise mais que le Président de la République (…) se prononce sur la culpabilité d’un homme qui n’est pas jugé, cela est inacceptable”.
 
L’opposition socialiste, le Modem, parti centriste, et même des élus du parti conservateur au pouvoir, l’Ump, ont critiqué ou déploré l’utilisation du mot “coupable” par le chef de l’Etat. Ce dernier veut savoir qui a mis son patronyme sur de fausses listes occultes de la société Clearstream alors qu’il était ministre, tout comme Villepin, sous la présidence de Jacques Chirac.
Les proches de Nicolas Sarkozy eux dénoncent  une agitation autour du mot “coupable”.