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Londres clarifie la loi sur le suicide assisté

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Londres clarifie la loi sur le suicide assisté

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Le gouvernement britannique a clarifié la loi sur le suicide assisté pour la plus grande satisfaction de Debbie Purdy. Cette Anglaise, qui souffre de sclérose en plaque, se bat pour que son mari ne soit pas poursuivi par la justice s’il l’aide un jour à mettre fin à ses souffrances. Londres prévoit justement de ne pas attaquer les proches de malades qui auraient clairement signifié leur souhait d’en finir.

“C’est toute la différence entre l’encouragement malveillant et la compassion pour des gens qui arrivent à la fin de leurs vies et qui ont décidé que cette vie était devenue intolérable”, souligne Debbie Purdy. Pour l’heure, le Royaume-Uni n’a pas modifié sa législation. Il a simplement tenu à préciser certains articles qui pouvaient laisser place au doute. Pas question donc de légaliser l’euthanasie. Mais c’en est déjà trop pour les associations telles que Care not Killing, qui craignent des dérives. “Nous sommes inquiets du large échantillon de pathologies qui pourraient être inclues dans les circonstances atténuantes : la démence, le diabète, Parkinson, les maladies cardiaques ou n’importe qui dans une chaise roulante. On part aussi du principe que les proches agiront dans le meilleur intérêt de la personne qui aura un suicide assisté”, s’indigne le Dr Peter Saunders. Si cette question fait débat dans de nombreux pays européens, la Suisse a elle choisi depuis longtemps de pratiquer les suicides assistés et l’euthanasie en toute légalité.