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L'économie est l'un des points clefs du scrutin au Portugal

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L'économie est l'un des points clefs du scrutin au Portugal

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Pendant plusiurs mois, la crise mondiale qui touche l’Espagne voisine a semblé épargner le Portugal, mais c’est fini. La récession touche aussi le pays, même si c’est de facon moins violente. Il faut dire que le décollage économique a été moins spectaculaire que chez les voisins, la chute est donc moins dure.

En 30 ans, le Portugal a changé de visage. L’agriculture, autrefois essentielle, n’occupe aujourd’hui plus que 11% de la population active, participant à 4% du PIB. L’industrie emploie un tiers des travailleurs et représente un tiers du PIB. Les services, eux, ont explosé : ils représentent 66% du PIB, on y retrouve 52% de la population active. Le Portugal avec un PIB par habitant de 15 000 euros est en 18ème place dans l’Union, largement en-dessous de la moyenne européenne. Mais on y vit bien, puisqu’il se place à la 19ème place mondiale pour la qualité de vie. Les touristes le savent bien. Le secteur s’est considérablement développé ces dernières années , mais lui aussi souffre de la crise. Une baisse de fréquentation cette année qui oscille entre 1 et 2,5 %, particulièrement en Algarve, région la plus touchée et déjà fragilisée par le chômage. Le chômage, cauchemar des prévisions. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté, la faute aux nombre record de fermetures d’entreprises. 25% des entreprises créées il y a moins d’un an ont déposé le bilan. Conséquence : le chômage a atteint 9,1% au second trimestre 2009, du jamais vu depuis 1986, le PIB a chuté de 3,7 % et le déficit public s’est creusé pour s‘établir à 5,9 % sur la même période. En cause notamment, la chute des exportations – moins 12% – des investissements – moins 14% – ou encore de la consommation, dans un pays où le salaire minimum est de 450 euros. Avec la crise, on voit apparaître de nouveaux pauvres, victimes du chômage ou du surendettement. La tâche du prochain gouvernement sera de faire face à ce que l’on présente déjà comme une urgence sociale.