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Un traité pour faire mieux fonctionner l'Europe

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Un traité pour faire mieux fonctionner l'Europe

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L’avenir institutionnel de l’Europe suspendu au référendum irlandais, voilà qui ne parle pas beaucoup aux citoyens européens et pourtant il en est ainsi car le traité de Lisbonne constitue bel et bien une simplification du fonctionnement des institutions européennes qui n’a jamais été simple.

Le traité, qualifié de Lisbonne car signé par les 27 dans la capitale portugaise en 2007 est de son vrai nom un “ traité modificatif”. 145 pages qui modifient les textes existant. Et qui dit simplification dit meilleure compréhension de l’Europe et donc meilleure participation des citoyens européens. Le traité va mettre fin au processus de la présidence tournante, aujourd’hui confiée tous les six mois à un nouvel Etat. Le texte prévoit la nomination pour 5 ans maximum d’un président et d’un chef de la diplomatie. Objectifs: rendre plus audible la voix de l’Europe, et représenter les 27 sur la scène internationale de manière stable. Ils pourront ainsi mieux suivre les dossiers internationaux, être plus crédibles et les Européens sauront qui est à leur tête. Autre avancée, le nouveau système de vote qui prévoit qu’une décision soit prise si elle obtient le soutien de 55% des Etats représentant 65% de la population de l’Union. En outre le Parlement, seule institution européenne élue par les citoyens, sera mis sur un pied d‘égalité avec les Parlements nationaux. Le Parlement disposera de vrais pouvoirs de co-décision avec les Etats dans plusieurs domaines qui touchent directement à la vie des citoyens: agriculture, pêche, police, justice. Liberté, justice et sécurité sont d’ailleurs au coeur des priorités du traité. Objectif :mieux armer l’Europe pour lutter contre les filières criminelles, le terrorisme et promouvoir et soutenir les mesures de prévention de la criminalité. Enfin un point dédié aux citoyens: l’instauration d’un mécanisme d’initiative populaire selon lequel un texte signé par un million de personnes peut “inviter” la Commission européenne à “soumettre” une proposition législative. Le traité dit tenir compte des préoccupations citoyennes européennes comme la sécurité énergétique, le changement climatique ou la santé. Un texte qui cherche à simplifier un fonctionnement complexe mais qui ne convainc toujours pas les anti qui estiment notamment qu’il ne va pas assez loin sur l’aspect social.