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Gênes : les bateaux propres ont le vent en poupe

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Gênes : les bateaux propres ont le vent en poupe

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Une vitesse de pointe de 20 noeuds et un taux de pollution zéro : voici le premier bateau italien à moteur électrique.

Le Super Indios nouvelle génération a été dévoilé au 49ème salon nautique de Gênes, dans le nord est de l’Italie. Il se recharge en moins de six heures pour une autonomie de quatre heures. A vitesse modérée, cela permet de couvrir 25 miles nautiques. Et en plus, il se branche à quai. Pour son concepteur, Lucio Calegari, directeur général de Giacomo Colombo, c’est l’alternative idéale au Super Indios conventionnel. “La position du moteur est la même, le principe de propulsion est le même et je dois dire qu‘à la conduite, il n’y a pas de grandes differences, assure-t-il. Les differences fondamentales sont évidemment que l’on n’entend aucun bruit, si ce n’est celui du vent et de l’eau. Deuxieme difference : ce moteur ne pollue pas.” Se détourner des énergie fossiles : c’est la grande tendance aussi dans l’industrie nautique. Et ici c’est l’hydrogène qui a le vent en poupe. Son grand promoteur s’appelle Nicola Conenna. Il est président de l’Université de l’hydrogène. Il était à Gênes pour présenter un moteur de bateau révolutionnaire. C’est le professeur qui parle : “notre moteur à hydrogène est mis en marche par une source d’energie électrique qui vient de l’exterieur parce que nous ne pouvons pas la produire sur le bateau. Nous pensons que le bateau peut se recharger à quai. Dans le bateau, il y a un générateur d’hydrogène qui produit de l’hydrogène et libère de l’oxygène. L’hydrogène est stocké à basse pression dans un composé d’hydrure métallique qui peut stocker une grande quantité d’hydrogène sans risque d’incendie pour le bateau. Ce système alimente une pile à combustion et un série de batteries. La pile produit de l‘énergie électrique en mélangeant l’hydrogène et l’oxygène à basse temperature sans aucun risque, ce qui génère de la chaleur qui peut être recuperée, et sourtout de l‘énergie electrique qui permettra d’activer la propulsion.” Le Riviera 600 est le premier bateau à utiliser ce type de pile à combustion. Mais voilà, le moteur à hydrogène est trop volumineux pour son petit gabarit. Il doit donc avoir sa propre réserve d’hydrogène à bord. Le propblème d‘émission de CO2 n’est donc que déplacé à la source. Car actuellement, la production d’hydrogène implique une grande consommation d‘énergies fossiles.