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Le débat sur la liberté de la presse en Italie s'invite au Parlement européen

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Le débat sur la liberté de la presse en Italie s'invite au Parlement européen

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Comme un écho à la manifestation qui a rassemblé samedi 100.000 personnes dans les rues de Rome, le débat sur la liberté de la presse en Italie s’est invité au Parlement européen. En question : la bataille judiciaire que Silvio Berlusconi, celui-là même qui contrôle presque toutes les chaînes du pays et une partie de la presse écrite, a lancé contre divers journaux. Premier visé : la Reppubblica :

“Berlusconi est le premier leader au monde qui dénonce devant la justice les questions qu’on lui pose, qui demande aux juges de faire disparaître ces questions parce qu’il ne veut pas y répondre. Et puis il a dénoncé la presse internationale, des publications comme le Nouvel Observateur en France, comme s’il était possible de bâtir des murs pour empêcher la circulation des idées en Europe et les échanges du journalisme”, s’insurge le rédacteur-en-chef du journal Ezio Mauro. Si un débat sur cette question a eu lieu au Parlement européen, c’est parce que les groupes socialistes, libéraux et verts ont fait le forcing. Les conservateurs, qui sont la première force de l’hémicycle, ont eux, tenté de l’annuler, en vain. “Il y a un problème avec le Président Berlusconi qui a porté plainte, et ça va passer devant les tribunaux. Mais pour le moment, la démocratie n’est pas remise en cause en Italie, et nous n’avons pas ici – le PPE s’y refuse – à traiter une affaire italienne”, estime Joseph Daul. Une majorité d’eurodéputés a pourtant réclamé une résolution sur le sujet le 19 octobre. Et certains estiment même que l’Europe doit légiférer, à l’image de David-Maria Sassoli : “En Italie, il existe un cas qui s’appelle Silvio Berlusconi. Il concentre entre ses mains un pouvoir médiatique énorme, une énorme quantité de ressources. Tout cela doit être régulé selon les normes européennes.”